• Andréa Schwartz auteur du livre "Kel"

    Andréa Schwartz auteur du livre "Kel"

     

    Aujourd'hui, je souhaite vous présenter Andréa Schwartz auteur des livres "Kel" dont le tome 3 est prévue pour 2015.

    Son premier tome a été, pour moi, un vrai coup de cœur.

     

    Question sur l’auteur : 

     

    1] Pour débuter, pouvez-vous vous présenter ? (ce que vous aimez, vos passions…)

    Je m’appelle Andréa Schwartz ; Andréa est mon second prénom, Schwartz le surnom sous lequel je signais mes gribouillages au lycée. C’est aussi le nom de famille de l’un de mes tout premiers personnages. Mon véritable nom est un secret très mal gardé J 

    Mes passions ? J’en ai beaucoup ! J’aime écrire (évidemment), manger, lire, manger, dormir, cuisiner les plats les plus exotiques qui soient (pour mieux les manger ensuite), voyager, prendre des photos, rencontrer des gens. J’aime les langues et je suis passionnée par les costumes traditionnels. Après l’écriture, l’activité que je préfère est la sieste. Malheureusement je n’ai pas le temps de souvent la pratiquer.

    Andréa Schwartz auteur du livre "Kel"

     

    2] Lisez-vous ? Si oui, pouvez-vous me dire quel est votre style préféré et me citer le meilleur livre lu ?

    Question très difficile que celle-ci. Je lis énormément, et en littérature comme en musique je suis très éclectique. Je ne sais pas combien de fois on m’a posé cette question, mais ma réponse a sans doute été différente à chaque fois. D’instinct, je pense que je me dirigerai vers les genres Fantastiques/Fantasy : le  Silmarillion de Tolkien est un livre dont je lis et relis des passages au moins une fois par mois ; le tome 3 de la série A Song Of Ice And Fire de G.R.R. Martin est un de mes livres préférés ; j’ai adoré Dracula de Bram Stoker et The Two Trees de Yeats (oui, je le mets en fantastique).

    Mais je pense que le meilleur livre que j’ai jamais lu est Le Monde S’effondre de Chinua Achebe ; juste après viennent Les Cygnes Sauvages de Jung Chang et L’Autre Moitié Du Soleil de  Chimamanda Ngozi Adichie. Pas de fantasy, donc, mais des livres qui réussissent le tour de force de raconter une grande  aventure humaine. C’est mon classement du jour.

     

     

     Andréa Schwartz auteur du livre "Kel"Andréa Schwartz auteur du livre "Kel"Andréa Schwartz auteur du livre "Kel"

     

    3] Avez-vous une autre passion à part l’écriture et/ou la lecture ? Si oui laquelle ?

    La sieste, j’ai dit ! Je trouve ça très bien que l’on puisse changer de monde et de personnalité en fermant les yeux. Chapeau à celui/celle qui a inventé les rêves.

     

    4] Quel sont vos petites habitudes pour écrire et lire ?

    Je ne suis pas très routinière ; j’arrive à écrire à peu près partout, dans toutes les situations. Il me faut juste un PC (de préférence avec un écran taille XXL). La musique est souvent bienvenue : j’écoute beaucoup de bandes originales quand j’écris. J’aime aussi les pièces où je suis le seul être vivant.

     

    5] Quelle est votre impression lorsque vous lisez des chroniques sur vos livres ?

    Difficile à dire… Même si on essaie de s’en détacher le plus possible, un livre reste un fragment fort de soi, un reflet de ce qu’on était lorsqu’on l’a écrit. De formation et de personnalité, je suis redoutable en autoflagellation autocritique. Mais même moi j’ai mes limites. En lisant une chronique, je suis consciente de voir la façon dont le roman a touché/marqué une personne. Il est intéressant de voir comment les gens qui ont à peu près les mêmes goûts littéraires que moi réagissent à mes romans ; c’est comme avoir la critique objective que je ne serai jamais capable de faire. Les avis des gens qui ne lisent rien de ce que je lis sont très intéressants aussi ; il m’arrive d’y trouver des idées que je n’aurais jamais eues par ailleurs.

     

    6] Prenez-vous en compte les avis négatifs pour améliorer le livre et son contenu ?

    Si l’avis porte sur le style, les phrases, l’écriture, oui, toujours. S’il porte sur le fond – les personnages, etc. – c’est plus complexe. On peut ne pas accrocher au caractère voulu et construit par l’écrivain ; si on est dans ce sens-là, je prends l’avis comme il vient. Il n’y a pas grand-chose que je puisse faire. Si j’ai voulu un personnage froid par exemple, et que le chroniqueur lui reproche sa froideur, je hoche la tête et je continue ma lecture de sa critique : je suis même contente de voir que la personnalité que j’ai construire a été perçue comme je la voulais.

    Si au contraire le message que je voulais passer est totalement mal compris par les lecteurs, il est clair que je remets mon écriture en question.

     

    Questions sur le tome 1

     

    1] L’histoire résume une guerre entre les Kel’bais et les Kel’yons depuis plusieurs années ainsi que celle d’une fille déguisé en soldat pour venger sa famille. Comment vous est venue cette historie et ce monde ?

    C’est un secret ! Et ce n’est pas Mulan ! Non, sérieusement, c’est dur à dire. Le monde est venu en premier, comme c’est le cas avec à peu près tout ce que j’écris. La première histoire que j’ai placée dans cet univers n’avait rien à voir avec Shelun ; sur une échelle de temps, on était bien après son époque, dans une période où la restriction contre les femmes dans l’armée n’était plus aussi absolue que ce qu’elle a connu. Mais chut, je n’en dis pas plus !

     

    2] Le faite que Shelun se déguise pour faire la guerre m’a rappelé Mulan (en version adulte). Comment réagissez-vous face à cette comparaison ?

    Plutôt bien ! Mulan est une de mes histoires préférées et une fois que le livre n’est plus sur mon PC, il ne m’appartient plus vraiment. Libre à vous de faire les comparaisons qui vous plaisent ! L’histoire de Shelun a été conçue comme celle d’une pionnière, pour expliquer une autre histoire qui arrive bien après – et que, en toute honnêteté, je ne suis pas sûre de présenter bientôt.

     

     3] J’adore le nom de vos personnages, ils sonnent asiatique. Cependant chacun à son histoire de création. D’où proviennent les votre ? 

    Ah les noms ! Ils sont compliqués, paraît-il !

    Comme dit plus haut, j’adore les langues. Même si je ne vais jamais très loin dans le processus, j’aime bien poser des bases de langage pour les différents peuples que je sors de mon chapeau. Donc j’ai inventé un petit langage kel’bai, basé sur un mix de sonorités japonisantes et de grammaire chinoise ; c’est quand même beaucoup plus simple après pour créer les noms.

    Comme en Asie (et en Afrique, en fait), le nom de famille chez les Kel’bai précède le nom. C’est très important, je trouve : contrairement à la société occidentale qui privilégie l’individu face à la communauté (rapport manifesté par l’ordre prénom ; nom) ; les Kel’bai considèrent la société comme sacrée, l’individu comme quantité négligeable. Anaris Shelun est d’abord la fille de son clan (la fille de l’Empire) avant d’être sa propre personne. Sa transgression égoïste des règles de sa société est donc potentiellement très grave.

    Le prénom Shelun est une contraction de Shel, « brillant » et de Lun, « astre ».

    Les clans des Trois Noblesses sont identifiés par la particule sai, que je traduirai ici par « Honorable » ; le nom de l’Empereur est précédé de la particule Hai, qui a le sens de « le plus haut », « le plus vénérable » : comme le suffixe  -ue en japonais.

    Voilà ! Il ne fallait pas me lancer sur le sujet. Ai-je dit que j’adorais les langues ?  

     

    4] En combien de tome sera écrit Kel ? Que pouvez-vous nous dire dessus ?

    Quatre tomes sont prévus ; le troisième sortira en mars 2015. Le dernier pourrait me demander beaucoup de travail, puisque c’est l’histoire d’Ieran le Sang-Mêlé et qu’elle est plutôt complexe.

    Je n’exclus pas replacer une autre série dans l’univers de KEL, notamment en faisant un saut dans le futur. Le passé et l’arrivée des Kel’bai en Kaek’tun, le continent où ils ont bâti leur empire, me tente aussi de plus en plus.

    On verra.

     

    (NDLR : Le 3éme tome sortira le 20 mars 2015 et s'intitulera "La Ronde de l'Aigle")

     

    5] Avez-vous voulu faire passer un message à travers votre livre ?

    S’il y a un message qui me tient à cœur dans le tome 1 de KEL, c’est celui de la place de la femme dans la société, de l’étrange dichotomie qu’il y a entre notre volonté d’aller hors de la sphère qui a été la nôtre pendant des siècles et de conquérir le monde des hommes, et toutes les difficultés que nous avons à nous adapter aux règles qui régissent le « monde extérieur » et qui ont été pensées par et pour des hommes. Je ne donnerai pas de noms, mais il suffit de regarder le sort/les actes de quelques-unes des femmes dont on a beaucoup parlé lors de la crise de 2008 pour voir le problème. Je pense que nous sommes plusieurs à rencontrer cette dichotomie dans la vie de tous les jours.

    Après, c’est ce que je vois dans le livre. Libre à vous de voir autre chose.

     

    6] Souhaitez-vous rajouter quelque chose ?


    Merci à toi de m’avoir donné la parole pour cette interview !

     

     

    Je souhaite remercier Andréa pour avoir pris le temps de répondre à mes questions. N'hésitez pas à venir découvrir son livre !

     

     

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  • Commentaires

    1
    florent R
    Lundi 26 Janvier 2015 à 20:40
    Très chouette cet article, merci pour la découverte <3
    2
    Lundi 26 Janvier 2015 à 20:42

    Je te remercie ;). J'aime bien découvrir les auteurs qui se cachent derrière mes coups de coeur.

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